SECHERESSE

Publié le par Unis pour Courpière

Un premier trimestre affichant un déficit de pluie de 60 % qui fait suite à un automne sec et à un été sec. Si l’on résume, voilà presque un an que le département manque d’eau. Résultat : les sols et les cours d’eau affichent des niveaux de sécheresse d’été caniculaire.

Ne vous laisser pas tromper par les quelques gouttes de pluie qui tombent de temps en temps ! « Il faudrait un printemps pourri pour refaire les réserves » dit la Chambre d’Agriculture du Puy-de-Dôme. « Les sols sont parmi les plus secs jamais vus depuis soixante ans. » explique Météo France. « Les cours d’eau sont à leur niveau de juillet. Tous les affluents sont à l’étiage s’alarme la Fédération de pêche 63. « Fin mars, les sols sont secs comme en été, les plantes vivent au jour le jour. » La réserve de neige est très faible. « Une année sur deux, on a une sécheresse s’été. Les sécheresses printanières se produisent environ tous les six à sept ans. En automne, tous les dix ou quinze ans. Mais enchainer l’été, l’automne et le début de l’année comme ça, c’est du jamais vu depuis trente ans. »

Un phénomène qui frappe depuis cinq ans dans le département. En prévision, des restrictions sur l’eau potable mais aussi sur tout ce qui peut être puisé sans la nature. On constate une élévation des températures de 0,4 °C tous les dix ans.

Tout a commencé en 2003. C’est avec cette sécheresse que nous avons constaté les premiers effets du réchauffement climatique, avec les pins douglas, près de Courpière, qui ont connu une forte mortalité. Aujourd’hui, on ne trouve plus de douglas à moins de 500 mètres d’altitude et de plus en plus d’essences sont touchées. Les sapins locaux dépérissent en dessous de 900 mètres. Le chêne a du mal aussi à se renouveler. On se dirige vers un climat méditerranéen et moins continental océanique. La chenille processionnaire a débarqué chez nous.

Laisser la nature s’adapter toute seule ? Ce serait catastrophique parce que l’adaptation commencerait par un dépérissement massif. Quand les arbres meurent, ils secrètent des phéromones qui attirent les scolytes, des coléoptères très néfastes qui sont en train de ravager l’est de la France.

Quelques chiffres :

38 mm : La hauteur de pluie tombée lors du premier trimestre 2019 à Clermont-Ferrand. L’an passé, il était tombé 142,5 mm à la même période. Il faut remonter à 2012 pour trouver un début d’année aussi sec.

Record : Fin mars, du 20 au 31, Clermont a compté 130 heures d’ensoleillement ; Un record depuis 1949 et ses 127 heures.

+ 40 % de précipitation sur les sommets. Malheureusement, les températures n’ont pas permis de maintenir les sommets enneigés, véritable stock d’eau pour le printemps.

0 : La dernière semaine du mois de mars, les relevés de pluviométrie répartis sur le Puy-de-Dôme n’ont pas mentionné la moindre goutte de pluie. Rarissime.

La Préfecture du Puy-de-Dôme ne parle pas de sécheresse, mais de « situation préoccupante ». Le département est placé en situation de vigilance.

 Même si Météo France annonce de la pluie, le manque d’eau risque de perdurer parce que les sols sont secs. 38 mm : c’est la hauteur de pluie tombée lors du premier trimestre 2019 à Clermont-Ferrand. L’an passé, il était tombé 142,5 mm à la même période.

Les cours d’eau sont à leur niveau de juillet. Tous les affluents sont à l’étiage. Tous les départements auvergnats sont touchés par la sécheresse.

Publié dans Mandat Ch. Samson

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