Intervention du Maire lors du Débat d’Orientation Budgétaire au Conseil Municipal du 26 février 2018

Publié le par Unis pour Courpière

Ces efforts, et bien d’autres sur tout ce qui peut être réajusté, nous permettent de signer des contrats non aidés par l’Etat aux agents qui, sinon se seraient retrouvés sans travail et vous avec des services publics en moins.

Mais, malgré ces efforts qui nous autorisent à dégager un autofinancement d’environ 500 000 euros pour les investissements 2018, nous allons devoir nous limiter à poursuivre les gros projets déjà engagés (église, belvédère, aire de camping-cars, rue Etienne Bonhomme…) sans pouvoir démarrer celui de la place Jules Ferry car les obligations de nos dépenses contraintes pèsent lourd en 2018 (92 000 euros pour l’AD’AP accessibilité des bâtiments publics et surtout 664 000 euros pour les dépenses liées à la Police de l’eau).

Or, cette année, avant de décider d’alourdir les impôts locaux, il nous faut d’abord prendre en compte les augmentations qui pourraient s’annoncer au niveau intercommunal sur les ordures ménagères et surtout celles qui pleuvent sur le budget des retraites avec la CSG, et sur le budget des familles, des commerçants, des artisans, des petites entreprises (assurances, mutuelles, autoroutes, carburant, gaz, électricité…).

Donc, quitte à différer encore quelques projets, le Conseil Municipal a décidé de ne pas augmenter la part communale des impôts locaux en 2018 et d’accepter un emprunt d’équilibre évalué cette année à 630 000 euros.

A noter que l’emprunt d’équilibre 2017 s’élevait à 800 000 euros et que nous sommes parvenus à ne pas le mobiliser, ce qui permet d’enregistrer une forte baisse de l’endettement en 2017, cela économise 17 000 euros de charges financières en 2018.

Il faut rappeler que nous fonctionnerons en 2018 avec une dotation globale de fonctionnement maintenue à l’identique de 2017, certes, mais après 4 années de baisse importante de cette ressource, et dans une perspective inquiétante puisque l’Etat nous transfère des charges sans les compenser financièrement (PACS, permis de construire, gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations..). En outre, il a décidé de supprimer progressivement la taxe d’habitation (c’est 600 000 euros de ressources par an pour Courpière) en promettant de la compenser, mais sans nous dire comment ni pour combien de temps !

Ce qui me révolte dans ces choix, c’est que les richesses existent dans notre pays.

Au lieu de donner encore plus à ceux qui ont déjà tout, et de diminuer les services publics, il faudrait aller chercher dans les paradis fiscaux, l’évasion et la fraude fiscales qui sont estimées entre 60 et 80 milliards d’euros. Cela épongerait la dette de l’Etat français sans puiser dans les budgets des collectivités locales, des organismes HLM, de la sécurité sociale et des contribuables moyens.

Au-delà des choix financiers contestables, Ces décisions risquent de mettre fin à l’existence même des Communes, cette démocratie locale si précieuse pour le dynamisme de nos territoires. Cela a été dénoncé par de nombreuses associations d’élus.

 

Christiane SAMSON

Maire de Courpière

Publié dans Mandat Ch. Samson

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