INTERVENTION DU MAIRE LORS DU DÉBAT D’ORIENTATION BUDGÉTAIRE AU CONSEIL MUNICIPAL DU 26 FÉVRIER 2018 - (1ère partie)

Publié le par Unis pour Courpière

Les élus savent qu’une collectivité locale  resserre le plus possible son budget de fonctionnement pour dégager la part d’excédent qu’elle va consacrer à son autofinancement.

Nos investissements sont en effet alimentés par 5 sources principales :

1 – l’autofinancement.

2 – les dotations d’Etat qui se transforment progressivement en variables d’ajustement du budget de l’Etat.

3 – les subventions, de plus en plus difficiles à aller chercher puisque l’Etat puise aussi dans  les caisses de nos principaux financeurs (le Département et l’Agence de l’Eau notamment).

4 – la part communale des impôts locaux.

5 – l’emprunt auquel il faut se garder de faire trop appel si on veut pouvoir assumer les dépenses « Police de l’Eau » imposées par l’Europe à la France.

Dans sa traduction locale c’est un arrêté préfectoral en attente en février-mars 2018 qui portera sur les dix ans à venir et pas seulement sur notre fin de mandat.

Ne pas assumer ces dépenses contraintes, serait risquer de voir demeurer longtemps bloquée toute possibilité d’accorder un permis de construire dès lors qu’il entraîne une arrivée de nouveaux habitants.

Cette réalité n’a d’ailleurs pas été prise en compte par l’opposition qui a voté le 29 janvier 2018 contre des ouvertures de crédits destinées à assumer ces contraintes pour desserrer au plus vite l’étau sur les permis.

 

Avant de vous présenter nos choix budgétaires pour 2018, je tiens à vous faire remarquer que les efforts d’économie des services et des élus sur plusieurs années du budget de fonctionnement portent leurs fruits.

On le constate sur les marchés publics (espaces verts, assurances…).

On le constate sur les dépenses de gaz, de fioul et d’électricité qui ont baissé de 50 000 euros en 2017 (alors que les tarifs ont progressé).

Je veux insister tout particulièrement sur l’extinction de l’éclairage public en milieu de nuit qui pèse pour 25 000 euros dans cette réduction annuelle.

Viennent ensuite le groupement d’achat du gaz fait avec le Département, l’arrêt des consommations électriques de l’ancienne école Sainte-Marie (énergivores et dangereuses), l’isolation de combles et la pose de fenêtres à double vitrage dans de grands bâtiments communautaires (mairie, salle d’animation, bibliothèque), la modernisation de l’éclairage public (boitiers de commande, ampoules des candélabres de la 906), et enfin, les illuminations de Noël qui sont maintenant toutes équipées en LED basse tension.

Ces efforts sur l’énergie sont d’autant plus importants qu’on nous annonce une hausse de la fiscalité énergétique de 4% par an de 2018 à 2022.

 

Christiane SAMSON

Maire de Courpière

(La suite paraîtra dans le bulletin du 15 mars)

 

 

 

Publié dans Mandat Ch. Samson

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