DISCOURS DU MAIRE LORS DE LA TRADITIONNELLE RECEPTION DES CORPS CONSTITUES ET DES ASSOCIATIONS LE 12 JANVIER 2018 (1ERE PARTIE)

Publié le par Unis pour Courpière

Cette année, les vœux vont commencer par le bilan d’un an de vie communautaire.

A peine mise sur les fonds baptismaux au 1er janvier 2017, la Communauté de Communes Thiers Dore et Montagne a été confrontée à de lourds chantiers  de réorganisation administrative.

 

Nous sommes une équipe d’élus qui apprennent à travailler ensemble, et, de ce point de vue, les choses se passent plutôt bien.

Mais, il nous faut changer d’échelle, de compétences, de locaux, et recaler tout le dispositif fiscal et financier avec les Communes.

Cela risque de prendre, jusqu’en 2020, l’essentiel de l’énergie des cadres et des élus pour rendre « Thiers Dore et Montagne » affûtée.

 

Après ce bouleversement règlementaire, cette mue est inévitable.

Nous constituons une demi-mandature consacrée à cette étape.  Nous mettons en place l’outil local de gestion de demain, avec, pour la population, une perception d’inertie puisque les réalisations n’arriveront qu’après : la piscine notamment.

 

La Communauté étant l’échelon privilégié par la loi, les Communes sont, en conséquence, confrontées à une dépossession d’une part supplémentaire de leurs subventions et de leurs compétences. Ce phénomène a, en outre, l’inconvénient d’éloigner les habitants des lieux de décision.

Ne perdons cependant pas de vue que la Communauté et les Communes traversent le même orage : elles ont été pareillement touchées par les baisses successives de dotations d’Etat.

Cela a handicapé fortement leurs moyens d’agir pour assurer les services publics que les habitants sont en droit d’attendre de nous.

Aux deux échelons administratifs, Communauté et Commune, les normes s’accumulent (accessibilité, incendie, électricité, eau et assainissement, isolation des bâtiments, désamiantage…). et les tâches nouvelles et non compensées financièrement aussi (PACS pour la Commune, instruction des permis de construire, et gestion des milieux aquatiques ainsi que prévention des inondations pour la Communauté).

De toutes façons, fusion ou pas, le problème des moyens se serait posé et se serait traduit par un transfert des impôts d’Etat sur les impôts locaux.

 

Aujourd’hui d’autres nuages s’amoncèlent sur nos têtes avec la coupe drastique dans les contrats aidés, le siphonage des moyens des collectivités ou organismes qui nous accompagnent dans le financement de nos réalisations (Département, Offices HLM, Agence de l’eau…).

Il faut rajouter à cela les nouvelles obligations de maitriser nos dépenses de fonctionnement et notre niveau d’endettement, sans parler de notre principale ressource, la taxe d’habitation dont nous perdons la maîtrise, et qui nous sera compensée mais pour combien de temps ?

Face à cela, l’élue communautaire que je suis (comme le Président et mes collègues Vice-Présidents) s’efforcent de privilégier les relations avec les Maires et les Conseils Municipaux, c’est-à-dire avec les élus de proximité, pour les associer au maximum aux décisions communautaires.

 

 

(La suite du discours paraîtra dans le bulletin du 25 janvier prochain)

Publié dans Mandat Ch. Samson

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