AU CONSEIL MUNCIPAL DU 6 NOVEMBRE 2017 LE MAIRE A DONNE UNE INFORMATION SUR LES CONTRATS AIDES DE LA VILLE DE COURPIERE

Publié le par Unis pour Courpière

Vous savez que les contrats aidés par l’Etat (à 90%, ensuite à 80%, puis à 60%) sont maintenant divisés par deux en France depuis cet été, mettant les Communes, notamment, en brusques difficultés.

Devant les nombreuses protestations, le Gouvernement a rajouté 40 000 contrats aidés pour, je cite, « régler au cas par cas, les problèmes les plus urgents dans le Pays ».

Cela ne règlera pas tout, il en aurait fallu trois fois plus.

 

Cependant, nous avons tenté notre chance avec un recours pour obtenir une dérogation sur nos 4 contrats aidés en cours, ou, à minima, sur 2 d’entre eux.

Le courrier de la réponse est arrivé fin octobre, seuls peuvent être renouvelés les adjoints de sécurité de la police municipale, les accompagnants d’élèves en situation de handicap, les agents des cantines scolaires, les ATSEM des écoles maternelles, les assistants auprès des enfants, les personnels de cuisine ou de plonge en restauration et ceux qui répondent à une urgence sanitaire et sociale.

 

« Les CAE renouvelables sur votre Commune en novembre et décembre 2017 ne remplissent pas les fonctions indiquées. Il m’est donc impossible d’accorder le renouvellement de ces contrats 2017.

Pour ceux renouvelables en 2018, nous ne connaissons pas, à l’heure actuelle, quelles en seront les conditions » précise le courrier reçu du Ministère du Travail (la DIRRECTE).

 

Le contrat aidé qui s’arrête le 30 novembre 2017 assure l’accueil du public, l’entretien des locaux et l’installation du marché hebdomadaire et des foires.

Le contrat aidé qui s’arrête le 31 décembre 2017 assure l’entretien des locaux et le portage des repas aux personnes âgées ou à mobilité réduite.

Nous avons donc fait « le choix » de signer un contrat d’un an, financé à 100% par la Commune, pour ces deux agents afin d’assurer la continuité du service public, comme votre délibération du 9 octobre dernier, créant deux contrats à durée déterminée, au cas où, nous y autorisait.

Vous vous doutez des difficultés budgétaires dans lesquelles nous plonge cette décision.

 

Concernant les dérogations obtenues ailleurs, tant mieux pour les écoles  et la maison de retraite, mais comment vont-elles continuer leurs missions quand on sait que ces dérogations (dites au cas par cas pour des situations d’urgence) n’ont été accordées que pour 6 mois.

Par exemple, que va-t-il se passer au printemps 2018 quand l’enfant handicapé scolarisé n’aura plus son assistant de vie scolaire pour finir l’année jusqu’en juin ?

Pour la Ville de Courpière, comment faire face quand les deux autres contrats aidés vont arriver à échéance en milieu d’année 2018 ?

 

La pression doit se poursuivre en novembre au Congrès des Maires, le 14 décembre prochain au Conseil National des Territoires où les élus locaux sauront, peut-être, sur quoi construire leur budget 2018.

Publié dans Mandat Ch. Samson

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