LES CONTRATS AIDES A COURPIERE

Publié le par Unis pour Courpière

« Nous avons 4 contrats aidés en cours à la Mairie, dont 2 qui arrivent à échéance avant la fin de l’année. Nous venons d’intégrer 3 contrats aidés en 2016, notre budget 2017 n’avait pas prévu d’intégration cette année.

Or, les deux emplois dont les contrats se terminent en 2017 sont indispensables au maintien du service public :

l’un assure l’accueil du public, l’entretien des locaux, et l’installation du marché hebdomadaire,

l’autre assure l’entretien des locaux et le portage des repas aux personnes âgées ou à mobilité réduite.

 

A la fin de l’été, l’Etat décide brutalement le non renouvellement des contrats aidés (il y en avait 459 000 en 2016, il y en aura 200 000 en 2018).

Les collectivités locales, les hôpitaux, les maisons de retraite, les établissements scolaires et les associations qui les emploient sont plongés dans des difficultés énormes et protestent vivement.

Puis le Gouvernement déclare qu’il traitera toutes les urgences liées à la rentrée scolaire et au cas par cas les situations locales du secteur non marchand, notamment dans les communes rurales.

L’Association des Maires Ruraux nous fait passer l’arrêté du Préfet d’Auvergne Rhône-Alpes du 7 septembre dernier qui confirme les orientations permettant de renouveler nos deux contrats arrivant à échéance avant le 31 décembre prochain.

Or, durant tout le mois de septembre et encore le lundi 2 octobre Pôle Emploi n’est pas en mesure de nous répondre précisément sur le cas des deux contrats sur lesquels les agents concernés nous questionnent légitimement tant les échéances sont proches et angoissantes pour eux.

 

Au final, le 4 octobre Pôle Emploi nous répond que la Ville de Courpière n’est pas sur la liste des organismes bénéficiaires d’un renouvellement de contrats aidés. Devant nos protestations, Pôle Emploi nous renvoie porter recours auprès de la DIRECCTE service en charge de ces dossiers de contrats aidés, ce que nous avons fait aussitôt par courrier officiel.

Nous sollicitons une dérogation pour le renouvellement de nos quatre contrats aidés, ou, à minima, l’application stricte de l’arrêté préfectoral qui nous permet d’en renouveler 2 sur 4.

Nous plaçons maintenant nos espoirs dans ce recours, dans la rencontre que les Maires Ruraux auront avec le Préfet le 17 octobre prochain et dans les protestations de plus en plus fortes des Maires et de leurs administrés. Nous n’excluons aucune forme de lutte pour faire entendre nos revendications légitimes pour assurer la poursuite du service public local.

 

La Municipalité dénonce la décision du Gouvernement de supprimer 259 000 contrats aidés dès cet automne. Cela va laisser brutalement des milliers de bénéficiaires sur le carreau et mettre à mal des services publics et un secteur associatif sacrifiés aux économies budgétaires.

Nous ne sommes pas adeptes de ces contrats précaires, nous revendiquons de véritables moyens pour exercer nos missions d’intérêt général, avec de vrais salaires et de vrais statuts.

En embauchant des contrats aidés, nous avons remis au travail des personnes peu qualifiées qui ont des difficultés pour accéder à l’emploi, nous les avons formées, nous leur avons redonné la dignité de se sentir utiles à la société, le plaisir de renouer des liens sociaux avec des collègues de travail et du public à  servir, nous les avons ainsi protégées des risques liés à l’inactivité prolongée (la dépression, le recours aux addictions…). Enfin, ces emplois redonnent un argument sur un curriculum vitae à ces personnes éloignées de l’emploi, et ils sont souvent un tremplin pour retrouver un travail.

                Sans eux, l’hôpital, la maison de retraite, les associations, la Mairie et les services publics sont en péril et au final c’est la population qui en subira les conséquences. Nous demandons au Gouvernement d’écouter les Maires et les Elus locaux qui connaissent mieux que personne leurs territoires et leurs besoins ».

 

C. SAMSON,

Maire de Courpière

Publié dans Mandat Ch. Samson

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