L’AVENIR DE SANOFI A VERTOLAYE SE JOUE EN 2017

Publié le par Unis pour Courpière

A l’invitation de l’intersyndicale des salariés de l’usine SANOFI de Vertolaye, le Maire et de nombreux élus de Courpière avaient répondu présents le 5 décembre dernier, comme 150 autres habitants et de nombreux élus de la Vallée de la Dore.

Les syndicalistes ont expliqué la raison de leur grande inquiétude pour le site de SANOFI à Vertolaye qui rassemble actuellement 750 salariés.

Il s’agit du projet de création d’une entité économique autonome de fabrication de développement et de commercialisation.

Cette entité pourrait, à court terme, se retrouver coupée du puissant groupe économique SANOFI et travailler sur des médicaments génériques pour des laboratoires, tandis que SANOFI se réserverait sur d’autres sites le travail plus rentable que celui des médicaments génériques.

Dans cette perspective, et même si le directeur actuel du site, Frédéric BRIAND, a eu le courage de venir à l’assemblée expliquer que sa feuille de route est une optique du développement du site de Vertolaye et que la sortie de SANOFI (par vente ou joint-venture avec l’étranger) n’est pas encore actée ; les salariés redoutent ce scénario où SANOFI tenterait de se désengager d’activités moins rentables pour faire monter la marge brute, c’est-à-dire les bénéfices demandés par des actionnaires tous les jours plus gourmands.

Un médicament qui n’est pas sur ordonnance, c’est toujours mieux pour SANOFI car les prix sont libres en automédication.

Mais il s’agit ici de l’emploi industriel de toute une vallée rurale et de l’indépendance sanitaire de notre pays : SANOFI est le dernier groupe chimique à produire des principes actifs pour des médicaments en France (après ce sera la fabrication hors de France avec une moindre qualité).

 

C’est sur cette crainte de mise en cause de l’indépendance industrielle chimique et sanitaire de perte d’un savoir-faire français que notre Député, André CHASSAIGNE, est intervenu :

il a proposé en janvier d’organiser, à l’Assemblée Nationale, une table ronde (relayée sur internet) puis une audition des dirigeants du groupe par la Commission Economique de l’Assemblée Nationale.

Il suggère également de créer un comité local de vigilance, sous l’égide du Maire de Vertolaye, pour suivre l’évolution du problème.

La Conseillère Régionale, Myriam FOUGERE, a, elle, souligné que la décision n’était pas encore prise et qu’elle saisira la Région, Chef de file de l’économie.

Les délégués syndicaux centraux SANOFI ont rappelé que SANOFI France a touché, en 2014, 127 millions d’euros de crédits d’impôts recherche, et 17 millions de crédits d’impôts compétitivité emploi et que la même année, cela ne l’a pas empêché de baisser fortement ses effectifs de salariés en France.

Les petits artisans et commerçants en difficultés dans la Vallée de la Dore n’en reçoivent pas autant, loin s’en faut !

Nous ne lâcherons rien et les élus de Courpière feront tout leur possible pour être partie prenante de ce combat décisif pour le Livradois-Forez et notre pays.

Le Maire de Courpière

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

mercier 18/02/2017 11:08

Je suis beaucoup plus machiavélique dans mon raisonnement. L'usine Sanofi pollue la dore intensément avec des résidus médicamenteux. Du coup l'état a imposé a Sanofi de mettre son usine aux normes environnemental avant 2027. Je suis persuadé qu'il est plus économique pour eux de fermer l'usine avant cette échéance plutôt que de mettre l'usine aux normes.