FINANCEURS DE LA RESTAURATION DE L'EGLISE SAINT MARTIN

Publié le par Unis pour Courpière

Madame la Maire a reçu le 18 mai 2016

les financeurs de la restauration de l’Eglise Saint-Martin

Au début du XIIème siècle, Saint-Martin de Courpière a été édifiée sur une église primitive carolingienne, comme souvent à cette époque.

Cette édification est, en fait, un agrandissement contemporain de la fondation du prieuré des Bénédictines qui s’installent à Courpière au Moyen-Age.

Cette église est un très bel exemple de l’art roman auvergnat limagnais, c’est probablement la raison pour laquelle elle a été classée Monument Historique.

Elle est très attachante notamment dans ses parties édifiées fin XIIème siècle (le transept et le chœur) qui sont très harmonieuses et possèdent de nombreux chapiteaux historiés de bonne facture.

Le chanoine CRAPELET affirme que le chevet de l’église de Courpière est un des plus beaux d’Auvergne.

Si on lui rajoute l’attrait de ses « trésors » : une vierge en majesté en bois polychrome du XIIème siècle et un tableau de la période classique « le martyre de Saint Jacques » : tous deux classés Monuments Historiques, voilà une église qui présente beaucoup d’attraits patrimoniaux à préserver absolument.

Mais, notre belle église est dans un état de vétusté avancé.

La préservation des trésors qu’elle contient et la pérennité de l’édifice lui-même nécessitent de lourds travaux extérieurs avant toute restauration intérieure.

C’est la première urgence.

Elle a subi de graves dommages dus à l’altération des parements et des joints, et cela a engendré des infiltrations d’eau.

Il était donc urgent d’intervenir quand, en juillet 2013, la Ville de Courpière et l’Association Courpière Renaissance, ont signé une convention avec la Fondation du Patrimoine afin de lancer une souscription.

Il fallait recueillir des fonds pour contribuer à la première tranche de restauration de l’église.

Vu l’ampleur financière, il a fallu répartir l’effort sur trois tranches d’environ 300 000 euros HT chacune.

Il a aussi fallu faire appel à des subventions, heureusement présentes quand il s’agit de restaurer des monuments historiques classés.

Le chantier de la première tranche a ainsi pu démarrer il y a un peu plus d’un an, elle correspond à la restauration de tous les éléments du clocher et de la façade ouest, elle est le fait de 10 entreprises, aux savoir-faire très diversifiés ; guidés par un Architecte en Chef des Monuments Historiques, Monsieur TRUBERT, supervisés par l’Architecte des Bâtiments de France, Monsieur AUGER.

Merci à eux, parmi lesquels de nombreux artisans d’art qui ont mis à notre disposition tout leur savoir-faire dans ce chantier complexe.

Ce travail représente une dépense de 314 718 euros HT exactement.

C’est pourquoi nous tenons aussi à remercier les financeurs sans qui rien de tout cela ne pourrait exister :

- En premier lieu l’Etat avec le concours de la Direction Régionale de l’Action Culturelle pour une subvention de 105 745 euros.

- La Région proprement dite pour 45 948 euros,

- Le Département pour 88 121 euros,

- Monsieur NERI, Sénateur, a contribué à ce projet en allouant 10 000 euros de sa réserve parlementaire,

- Sans oublier, bien sûr, la Fondation du Patrimoine qui nous a épaulé, avec, à ce jour, 49 500 euros collectés par l’Association Courpière Renaissance, qui anime des évènements culturels et rassemble des dons pour la Fondation. On peut dire merci aux amoureux du patrimoine et de l’église Saint-Martin en particulier.

L’échafaudage a été démonté et vous pouvez admirer le résultat spectaculaire de tout ce travail sur la façade Ouest qui vient d’être restaurée.

La poursuite de ce chantier est très importante afin d’aboutir à l’étanchéité complète de l’édifice et à la préservation des trésors qu’elle contient.

A ce propos, nous avons dû déplacer le tableau du martyre de Saint-Jacques d’un mur Nord humide, vers un mur Sud plus sain.

Nous avons aussi dû, sous le contrôle scientifique et technique de la conservatrice des objets d’art du Puy-de-Dôme, dépoussiérer le tableau, lui appliquer un traitement antifongique, refixer la couche picturale, le tableau sera raccroché et éclairé courant juin et pourra alors être admiré dans sa splendeur retrouvée et préservée.

Abriter des trésors donne de lourdes responsabilités, nous voulons donc absolument continuer à faire cesser les infiltrations d’eau dans le bâtiment.

Aujourd’hui, se pose la question de la poursuite du chantier, avec la 2ème tranche, dite conditionnelle.

Elle doit nous permettre de restaurer les toitures des transepts Nord et Sud, du carré du transept, du chœur, des absides et de la tribune des pénitents.

Dans un an, sur la 1ère tranche qui s’achève, après le versement des soldes de subventions, des dons de la Fondation, et le retour de la TVA, il ne restera à la charge de la Commune que la modeste somme de 15 326 euros.

Nous voulons engager, même avec nos petits moyens, la poursuite de cette restauration : elle coûte 293 000 euros HT.

Nous venons de recevoir la confirmation écrite de la subvention 2016 de l’Etat (DRAC).

C’est une excellente nouvelle puisque cette inscription de l’organisme qui a la responsabilité des Monuments Historiques de France, conditionne ensuite les subventions de la Région et du Département.

Nous attendons maintenant ces deux participations complémentaires.

A ce stade, nous sommes donc raisonnablement optimistes sur la possibilité de poursuivre ce chantier puisque Monsieur COUPAT, Conseiller Départemental, nous a confirmé le 18 mai que le Département classait ce dossier dans ses priorités 2016 ou 2017 et puisque nous possédons déjà l’autorisation de lancer cette 2ème tranche avant l’attribution de la subvention du Département. La Région s’était excusée et était absente le 18 mai, et pour le moment nous n’avons pas de réponse à notre demande.

En revanche, nous allons pouvoir, de nouveau, conventionner avec la Fondation du Patrimoine, sa déléguée départementale présente le 18 mai nous a assurés de sa volonté de continuer à collaborer à ce projet.

Cet investissement important est destiné à préserver un lieu de culte qui est un des joyaux du patrimoine bâti de notre ville, mais est aussi destiné à pérenniser un signal architectural central du cœur médiéval et Renaissance de la ville, élément majeur de l’identité visuelle courpiéroise.

Ce travail de mise en valeur du patrimoine, s’inscrit dans une redynamisation globale du cœur de bourg.

Il est un élément déterminant pour l’attractivité démographique et touristique à laquelle nous travaillons avec la Communauté de Communes, le Conseil en Architecture, Urbanisme et Environnement, et le Parc Livradois-Forez.

Publié dans Mandat Ch. Samson

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